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Aménagement d'un circuit pédagogique autour de

Cubières-sur-Cinoble

Introduction

Cubières-sur-Cinoble est une petite commune des Hautes-Corbières de 100 habitants. Située à la frontière de l'Aude et des Pyrénées-Orientales et culminant à 1230 mètres de hauteur, elle se caractérise par un patrimoine naturel et historique riche. Elle est par exemple logée entre les Gorges de Galamus et le Pic de Bugarach, atout qui la dote d'un attrait touristique important. Ainsi, la commune alterne annuellement entre une saison hivernale creuse et une saison estivale active qui provoque un doublement de la population municipale. On compte plus de 20 000 passages par an au sein du village, ce qui est notamment dû à la proximité des châteaux cathares.

Afin d'exploiter l'opportunité offerte par le tourisme, mais aussi pour développer un marché prometteur et lutter contre la déprise agricole, la commune de Cubières-sur-Cinoble a souhaité développer une filière locale de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) en agriculture biologique. Dans ce cadre, un partenariat a vu le jour en 2014 avec l'IUT de Perpignan et prend la forme de projets tuteurés. Une
parcelle de près de 400 m2 a ainsi été mise à la disposition des étudiants de l'IUT par le GFA Le Garric de l'Agly afin d'y mettre en place une collection de plantes aromatiques dans l'optique d'une future commercialisation.

Cette année, afin de favoriser l'attrait touristique du village et ainsi encourager les touristes estivaux à s'arrêter sur la commune, un projet d'aménagement de sentiers pédagogiques a été mis en place. Notre tâche a donc consisté en deux missions simultanées : continuer le travail effectué avec la plantation de PPAM en entretenant la parcelle du GFA tout en poursuivant les recherches de développement de la filière, et améliorer l'attractivité touristique de la commune par l'intermédiaire des sentiers pédagogiques.

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   Projet tutoré 2015-2016

   Projet tutoré 2015-2016

FESNEAU Clara & J-Baptiste WALCZAK
Tuteur : Gaëtan LESCURE

FESNEAU Clara & J-Baptiste WALCZAK
Tuteur : Gaëtan LESCURE

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   Projet tutoré 2015-2016

   Projet tutoré 2015-2016

FESNEAU Clara & J-Baptiste WALCZAK
Tuteur : Gaëtan LESCURE

FESNEAU Clara & J-Baptiste WALCZAK
Tuteur : Gaëtan LESCURE

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   Projet tutoré 2015-2016

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FESNEAU Clara & J-Baptiste WALCZAK
Tuteur : Gaëtan LESCURE

FESNEAU Clara & J-Baptiste WALCZAK
Tuteur : Gaëtan LESCURE

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   Projet tutoré 2015-2016

   Projet tutoré 2015-2016

FESNEAU Clara & J-Baptiste WALCZAK
Tuteur : Gaëtan LESCURE

FESNEAU Clara & J-Baptiste WALCZAK
Tuteur : Gaëtan LESCURE

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   Projet tutoré 2015-2016

   Projet tutoré 2015-2016

FESNEAU Clara & J-Baptiste WALCZAK
Tuteur : Gaëtan LESCURE

FESNEAU Clara & J-Baptiste WALCZAK
Tuteur : Gaëtan LESCURE

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I - Suivi, entretien et développement de la filière PPAM

1) Suivi des plantes les mieux acclimatées

Un travail de suivi sur la parcelle a permis de déterminer lesquelles des espèces repiquées l'an dernier étaient les mieux adaptées au climat local. Il en ressort que l'hysope et la mélisse sont celles s'étant les mieux développées. En effet les adventices se sont peu développés dans ces cultures et les plants ont une croissance végétative importante.
Toutefois, la plupart des autres espèces semblent aussi pousser correctement à l'exception du basilic. Celui-ci a dû être arraché car ce n'est pas une plante vivace mais annuelle.

2) Les travaux d'entretien de la parcelle

Des travaux de remise en état de la parcelle ont tout d'abord étaient nécessaire :

- Un premier désherbage a été effectué en octobre 2015 par l'ensemble de la promotion, un paillage a ensuite été mis en place afin de limiter le développement des adventices.
- En novembre certaines variétés ont été taillées avant l'hiver: Goji, Hysope, Lavande, Origan.
- Un binage a eu lieu au début du printemps 2016 afin de supprimer la levée des adventices. Cette opération fut l'occasion de pailler à nouveau les parcelles afin de limiter la venue d'adventices avant l'été, ceux-ci pouvant provoquer une compétition pour les ressources en eau et en minéraux.
- Taille de plusieurs cultures à la mi-avril : mélisse et verveine.

FICHES D'ENTRETIEN DES PLANTES

GOJI
° Renforcer le paillage au pied de l'arbuste en automne car la plante gèle sous -15°C.
° Pas d'arrosage en hiver.
° En novembre ôter les bois morts au sécateur.
° Taille globale à la fin des grosses gelées (avril).

HYSOPE
° Tailler après la floraison en automne : supprimer au sécateur les rameaux encore verts qui ont déjà fleuri à quelques centimètres du vieux bois marron.
° Avec une taille régulière l'hysope multipliera ses ramifications et donc le nombre de jeunes pousses plus tendres pour la consommation.

MELISSE
° Rabattre les touffes deux fois dans l'année :
- En juillet, au moment où la plante fleurit, pour favoriser l'apparition d'un      nouveau feuillage bien frais, et pour éviter les semis intempestifs.
- En mars, pour supprimer les vieilles tiges avant que les nouvelles se forment.
° Réaliser une coupe drastique en juillet pour redonner une seconde jeunesse à la mélisse.
Couper très court au sécateur les touffes au ras du sol.
° En mars supprimer toutes les tiges sèches.

ESTRAGON
° Couper les fleurs dès leur apparition.
° Pincer les jeunes plants pour les aider à se ramifier.
° Protéger le pied si les températures descendent sous les -5°C.
° Avant l'hiver ne pas rabattre les touffes d'estragon, car les tiges sèchent maintiendront tout paillis tout en protégeant la base des tiges.
Rabattre qu'à partir de mars, avril.

AGASTACHE
° Attendre le printemps avant de rabattre la touffe sèche au ras du sol car les branches basses protégeront la souche du froid.

VERVEINE CITRONNELLE
° En mars, tailler les branches mortes ainsi que la tige principale à une trentaine de centimètres du sol.
° Au printemps réaliser un apport de compost.
° Tout au long de la végétation supprimer les extrémités des tiges pour que la      plante se ramifie au maximum.
° Couper les fleurs pour favoriser le développement végétatif.

ORIGAN
° Avant l'hiver tailler les pieds presque au ras du sol.
° Pailler le sol pour limiter les adventices mais aussi avant l'hiver pour protéger les pieds du froid.

SARRIETTE
° Rabattre la touffe au début du printemps (avril) à 10-15cm pour conserver au plant    une forme compacte et pour régénérer les rameaux.
° Protégez-les en cas d'hiver rigoureux (-10°C) avec un paillage.

LAVANDE
° Sur les jeunes plantes, la première année et en avril - mai, couper les tiges défleuries le plus près possible de leur base, puis rabattre les branches de la moitié de leur longueur pour provoquer le départ de nouvelles pousses qui viendront épaissir la touffe.
° Sur des touffes plus anciennes, la taille d'entretien empêche que la base de la plante ne se dégarnisse au fur et à mesure que s'allongent les rameaux. Après la coupe des fleurs fanées, il est nécessaire de tailler toutes les branches de 10 cm, en donnant une silhouette régulière à la plante.

3) La diversification de la parcelle

Dans le but de remplacer le basilic mais aussi de développer d'autres variétés nous avons réfléchi à des plantes que nous pourrions implanter, en prenant en compte
le climat, le sol, l'exposition et les propriétés officinales de celles-ci.
De plus nous envisageons de remplacer la verveine citronnelle par de la verveine officinale dû à sa fragilité.

Les variétés sélectionnées sont les suivantes :

Aneth :
- Utilisation: les semences peuvent être utilisées en infusion. L'aneth peut également être transformé en huile essentielle.
- Exposition / Sol : au soleil, abrité du vent, sur des sols légers et bien drainés.
Semis : de avril jusqu'au début de l'été.
- Fertilisation : aucune.
- Espacement inter-plants : 15 cm.
- Espacement inter-lignés : 25 cm.

Valériane Officinale :

-  Utilisation : les racines sont consommées fraîches ou séchées en couches minces.
On récolte les racines sur les touffes âgées de trois ans minimum.
-  Exposition / Sol : soleil, mi ombre, sur sol neutre drainé ou humide, résistante au froid.
-  Semis : en mai.
-  Plantation : planter les plants en godets en fin d'été, début d'automne (septembre).

Romarin:

Utilisation : frais ou sec tout au long de l'année en optant pour les jeunes rameaux avant floraison.
Exposition / Sol : ensoleillée, sol filtrant, léger.
- Plantation : au printemps et à l'automne dans une terre bien drainée car ne tolère pas les excès d'humidité.

Une autre alternative temporaire consiste en le semis d'un mélange de treize herbacées mellifères à la place de l'ancien basilic. Il s'agit du mélange VITIVERT, un mélange d'engrais verts longue duré de chez Germinance (Composition: 20% vesce de printemps MERY, 15%sainfoin ZEUS, 11% mélange méllifère, 9% trèfle d'Alexandrie TIM, 9% mélilot officinal Fleurjaune, 9% trèfle incarnat OPOLSKA, 9% luzerne ALBA, 5% trèfle perse MARCO POLO, 3%phacélie PHACI, 3% coriandre, 2% nielle, 2% carvi, 2% aneth, 1% mauve..). Bien que cette solution ne permette pas la mise en culture d'une variété supplémentaire de PPAM, elle présente deux avantages :

- La mairie de Cubières-sur-Cinoble possède déjà le mélange sur place. Il s'agit donc d'un gain de temps en l'utilisant à la place d'une autre culture encore non achetée.
- Sa grande diversité de types racinaires et sa richesse en fabacées en font un excellent engrais vert de longue durée. Sa floraison étalée en fait non seulement un très bon mélange mellifère, favorable aux insectes auxiliaires et donc à la pollinisation de la végétation locale, mais elle permet aussi d'accueillir différentes espèces de la microfaune.
Par conséquent, il est possible d'occuper temporairement cet espace avec le mélange de semis tout en prévoyant l'achat à moyen terme d'aneth, de romarin ou de valériane officinale.

Afin de diversifier la culture, une bande d'arbustes à petits fruits a été plantée au printemps entre les pieds de goji. Les arbustes comprennent cinq espèces : groseillier à grappes, groseillier à maquereau, groseillier, cassissier, casseillier. Un arrosage par micro aspersion sera par la suite mis en place sur cette ligne II irriguera les nouvelles plantations durant les périodes sèches dans le but de faciliter leur implantation.

Nous avons également réfléchi à un engrais vert qui pourrait être mis en place entre les micros parcelles. Cet engrais vert permettrait d'aérer et d'ameublir le sol grâce à ses racines. De plus il limite le développement des adventices en les étouffants. Après avoir été fauché, il se décompose et libère les éléments minéraux qu'il a puisés dans le sol lors de sa croissance, ces éléments et la matière organique sont alors disponibles pour les cultures. L'engrais vert couvre le sol en hiver et le préserve de la battance (compactage de la surface du sol par la pluie). Il limite également le lessivage des nitrates qui sont stockés dans la plante au lieu d'être lessivés par la pluie.

L'engrais vert qui nous semble le plus intéressant est la Phacélie à feuilles de tanaisie(Phacelia tanacetifolia) de la famille des Boraginaeées. Cette plante de cycle court a une croissance rapide et peut être fauchée 8 à 10 semaines après le semis. De plus, ses fleurs sont également très mellifères et attirent de nombreux insectes, parmi lesquels des auxiliaires. Gélive à-10 °C, elle ne peut être cultivée que comme une annuelle.

Caractéristiques morphologiques :
- La tige est pleine et rigide, couverte de poils et prend une coloration rouge.
- Le système racinaire est très dense et profond, d'où son intérêt en tant qu'engrais vert pour l'exploration du sol et sa capacité à fixer l'azote.
- Les fleurs sont bleues et très parfumées, groupées en forme de crosse qui se déroulent progressivement au fur et à mesure de la floraison, du printemps à la fin de l'été.

Son utilisation dans le cycle de rotation des cultures au potager est aussi intéressante pour sa capacité à bloquer la croissance des adventices et ainsi nettoyer le terrain.Le prix des semences de phacélie est assez élevé mais la germination est bonne et rapide,ce qui en fait une plante de culture facile.

4) La transformation et la commercialisation des plantes aromatiques

a) Réflexions et choix du mode de valorisation

Après avoir réfléchi et contacté de nombreux acteurs (conseillers agricoles et autres professionnels) au sujet de possibles partenariats avec des intermédiaires pour la transformation
et la vente, nous sommes arrivés à la conclusion qu'une vente directe au niveau de la commune serait plus simple et plus rentable, notamment en raison de la faible surface cultivée
et de la masse touristique importante.

Pour des raisons de commodité, les PPAM seront pour le moment vendues fraîches ou séchées. Le séchage est recommandé car l'activité est débutante, les ventes peuvent être irrégulières
et cela rend donc la conservation bien plus aisée.
Si il est envisageable d'extraire des huiles essentielles de certaines espèces comme la mélisse, la lavande, et la verveine citronnelle, cela présente des complications.
Il faudrait d'abord déterminer les chémotypes de chacune de ces huit plantes afin de savoir quels composants chimiques actifs sont présents et en quelles quantités
(le profil chimique peut varier au sein d'une même variété).
Cette étape n'est cependant pas une obligation, car elle est uniquement demandée par les revendeurs et ne s'applique donc pas à la vente directe. Ensuite, contrairement au séchage réalisable
avec le séchoir de l'IUT de Perpignan, la distillation demande l'utilisation de l'alambic d'une structure extérieure, impliquant des frais supplémentaires.

Aussi, en prenant en compte le développement actuel des végétaux, la commune va pouvoir commercialiser hysope, mélisse, agastache, origan, sarriette, lavande, et estragon dès l'été 2016 
sous forme de sachets  comme proposé par le groupe de l'année précédente.

Il est à noter que les variétés précises de chacune de ces espèces ne sont pas connues avec certitudes. Après avoir contacté la pépinière nous ayant fourni les plants afin d'obtenir les noms
scientifiques de chaque plante (Les Pépinières du Mas Gource), nous avons uniquement obtenu les noms d'espèce.

En se basant sur la liste des PPAM commercialisées par Golgemma, liste très conséquente, nous avons pu constater que pour la plupart des espèces en notre possession, s'il existe souvent
des variétés particulières, la liste comprend aussi souvent le nom de l'espèce sans précision de la variété. Par exemple, l'hysope est présente dans la liste de Golgemma sous deux noms :
Hyssopus officinalis var. montana (nom vernaculaire : Hysope decumbens) et Hissopus officinalis  sans précision de variété (nom vernaculaire indiqué : Hysope officinale).

Dans un tel cas de figure, nous avons considéré que le nom latin sans précision de la variété constituait en lui-même une v          ariété particulière, et avons de cette manière considéré la plupart des PPAM de Cubières comme des variétés particulières.

Cependant, pour certaines plantes n'étant pas présentes dans la liste de Golgemma et pour lesquelles n'ont n'avons pas trouvé les informations nécessaires ailleurs, nous ne sommes pas
en mesure de les considérer comme des variétés
(exemple : Agastache aurantiaca ; nom commun : agastache). Nous appellerons donc ces espèces « variétés » par abus de langage, pour simplifier la rédaction de ce dossier.

Afin d'avoir une meilleur vision des modes de valorisation  possible et ainsi éclairer les futures décisions, voici un tableau récapitulatif des possibilités :

b) Une possibilité à plus long terme : la transformation en huiles essentielles

La production en agriculture biologique permet d'envisager la transformation en huiles essentielles des plantes aromatiques.
Une culture conventionnelle n'est en effet pas compatible avec la distillation,
celle-ci concentrant les résidus de produits phytosanitaires dans l'huile essentielle obtenue. Quatre variétés sont susceptibles d'être distillées : lavande, verveine, estragon et mélisse.
L'hysope pourrait être distillée, mais étant donné sa toxicité potentielle, la commercialisation n'est pas possible en vente libre.

Deux structures proposent, pour un certain tarif, la mise à disposition de leurs alambics pour la distillation de PPAM. La première est l'exploitation agricole du LEGTA Federico Garcia Lorca
(lycée agricole), à Théza dans les Pyrénées-Orientales.
L'autre est le domaine du Castillou à Luc-sur-Aude dans le département de l'Aude. Pour un prix assez similaire, les alambiques de ces deux intermédiaires ont cependant une capacité très différente. L'alambic de LEGTA permet de distiller un volume de 700 L
maximum de végétal frais pour une somme comprise entre 60 et 80 €. Le domaine du Castillou possède trois alambics avec des capacités différentes : 2500 L, 1500 L et 100 L.
L'utilisation de l'un des deux premiers (1500 et 2500 L) peut se faire pour le même prix : 80 €.

Etant donné qu'à l'heure actuelle aucune récolte n ' a encore été réalisée sur les parcelles de Cubières-sur-Cinoble, il est difficile de savoir quel volume de chacune des variétés va être récolté. De plus, un même poids de matière fraîche récoltée peut correspondre à des volumes différents
en fonction de l'espèce ou de la variété de PPAM.
Néanmoins, chaque variété occupant une surface d'environ 0.2 are, on peut s'attendre à obtenir des volumes de matière fraîche par végétal et par récolte inférieurs à la limite de 700 L
imposée par le LEGTA de Théza.

5) Evolution de la parcelle après le projet tuteuré

a) Entretien et évolutions

L'entretien engagé depuis la plantation des PPAM, à savoir la taille, le binage et le paillage, devra être poursuivi les années suivantes en suivant les préconisations des fiches d'entretien
(voir plus haut) pour la taille.

Le paillis devra être changé régulièrement, idéalement tous les ans au moment du binage,pour éviter qu'il ne devienne trop compact au détriment de l'aération du sol et de l'infiltration de l'eau.

La mise en place d'un engrais vert comme couvert végétal devra être envisagé afin d'apporter de la matière organique et de l'aération au sol.

Plusieurs idées de modifications et d'aménagement de la parcelle nous ont été soumises par Gaétan Lescure, le gérant du GFA Le Garric de l'Agly :

- Premièrement,bien que les micros parcelles de lavande et de sarriette aient toutes les deux une une croissance correcte, celles-ci restent relativement faible.
En particulier les rangées les plus proches de l'allée centrale de ces deux cultures. Par conséquent, il est envisagé de supprimer la première ligne (côté allée centrale) de chacune de ces deux micros parcelles, de sélectionner les quelques pieds de ces lignes ayant eu une meilleure croissance, et de les repiquer dans les autres lignes sur les quelques emplacements où les pieds de lavandes ne se sont pas développés du tout, afin de combler les manques.

- Deuxièmement, il serait intéressant d'expérimenter différents paillages sur certaines micros parcelles, à la fois pour des raisons esthétiques vis-à-vis des touristes et pour des raisons d'expérimentation agronomique. Les micros parcelles de verveine et d'estragon pourraient recevoir du BRF, qui nourrirait le sol en plus d'offrir potentiellement un meilleur paillage. La lavande pourrait être paillée avec du schiste, celui-ci favorisant davantage l'évapotranspiration de la paille, ce qui serait en accord avec le besoin d'un sol sec pour la lavande.

Ces modifications sont résumées dans le schéma ci-dessous :

b) Les récoltes

De premières récoltes peuvent être réalisées dès cette année 2016, notamment pour les plantes ayant eu la meilleure croissance : l'hysope et la mélisse.
Les autres variétés seront récoltées en fonction de leur croissance dans les prochains mois.

c) Reprise possible par de jeunes exploitants

Les Tisaneurs est une jeune exploitation de PPAM créée par Isabelle LORRE et ayant commencé son activité en 2016. Elle se situe sur le territoire de Cubières-sur-Cinoble, à l'Ouest du village, sur le lieu-dit du Col de Bancarel.

Or, le GFA Le Garric de l'Agly fonctionnant sur une logique de mise à disposition de ses terres agricoles par des exploitants, une piste existante concernant l'avenir de la parcelle de PPAM est sa reprise par Mme LORRE est envisageable. Cependant, cette possibilité ne serait réalisable que dans 2 ou 3 ans, lorsque la production de la parcelle se sera stabilisée et que le GFA commencera à en tirer des revenus réguliers.

 

II - Développement de l'attrait touristique de Cubières-sur-Cinoble

1) Une situation géographique et historique favorable au tourisme

Le village de Cubières-sur-Cinoble est situé à la frontière de l'Aude et des Pyrénées Orientales et présente une situation géographique intéressante pour les touristes qui souhaitent découvrir la région.
Accessible de Carcassonne ou Perpignan, au cœur du Pays Cathare, le village est niché dans la vallée de l'Agly entre le Pic de Bugarach (point culminant des Corbières avec 1231 mètres),
le site remarquable des Gorges de Galamus et les châteaux cathares de Puylaurens, Peyrepertuse et Quéribus.
Ce cadre touristique est d'une véritable richesse naturelle combinant maquis, rivières et forets. De plus, une véritable empreinte historique marque le village avec notamment la naissance
du dernier Cathare Belibaste vers 1280 et les restes d'une ancienne abbaye du IX ème siècle.

2) Le tracé des sentiers pédestres à thèmes

Afin de valoriser le village et d'y faire s'arrêter les visiteurs, nous avons repris un projet initié par Emilie Goby, Gaétan Lescure et Jean Pierre Goby, en définissant des sentiers pédestres
à thèmes pour valoriser les éléments culturels et naturels locaux. Pour cela nous avons commencé par répertorier les différents éléments du patrimoine local à mettre en avant.
Nous avons donc prospecté le village ainsi que les rives des rivières de Cubières et de l'Agly afin de déterminer le passage des sentiers.

Trois sentiers ont été déterminés :

1 sentier historique au cœur du village, mettant en avant à la fois les éléments architecturaux mais aussi des outils ou lieux liés à des anciens métiers.
Ce sentier sera conçu en lien avec la fête d'Antan qui se déroule chaque année au village.

1 sentier botanique le long de la rivière de Cubières qui permettra de présenter la flore indigène tel que le buis, les chênes et les plantes herbacées  (Hellébore fétide, Laurier des bois ..), ...  mais aussi les moulins et surtout les végétaux cultivés sur la parcelle de PPAM.

1 sentier ornithologique sur les bords de l'Agly qui fera découvrir aux visiteurs l'avifaune locale et la construction d'une charbonnière.

 

Pour le sentier historique nous avons définis avec précision le parcours à suivre et les différents points d'arrêt (ils sont au nombre de 10).
Nous avons choisi de faire démarrer le parcours au niveau du parking à proximité de la mairie, qui constituera le point d'informations, pour que cela soit plus pratique pour les touristes.
De plus, nous avons fait terminer le parcours à la sortie du village, cela permet d'assurer une continuité avec le départ du sentier botanique et permettre aux visiteurs de poursuivre leur
randonnée s'ils le veulent.

 

3) La réalisation de panneaux informatifs pour le sentier historique

Dans le but de valoriser le village dans un premier lieu, mais aussi de développer l'attrait pour la fête d'Antan en Juillet nous avons commencé par la réalisation
des maquettes des panneaux informatifs du sentier historique.

Pour cela nous avons rencontré plusieurs villageois de Cubières dans le but de recueillir les informations nécessaires pour la réalisation des panneaux informatifs.

Cette année, nous avons réalisé cinq maquettes sur le logiciel GIMP. Elles abordent les sujets qui nous semblaient les plus pertinents et que nous devions par conséquent
aborder en priorité : le four à pain, les pressoirs, les canaux d'irrigation, les jardins de famille et l'église.

Nous avons établi une charte à appliquer pour tous les panneaux concernant la forme (couleurs, police de caractère...). Nous avons réalisé des textes informatifs concis et
compréhensibles par tous les publics et illustré chaque thème par des photographies. Ces panneaux seront imprimés sur des aimants permanents par une entreprise spécialisée
puis mis en place sur des panneaux en bois traités contre la pluie. Le format sera A3 pour tous sauf celui de l'église qui sera en A2.

(Cliquez sur les panneaux pour les agrandir)

4) La finalisation des sentiers pédestres

a) La réalisation des derniers panneaux du sentier historique

Lorsque le prochain groupe d'étudiants reprendra le projet à la rentrée 2016 il sera nécessaire de commencer par finir de réaliser les maquettes des panneaux informatifs du sentier historique, pour les aider dans leur recherche d'informations, nous avons dressé un tableau des villageois à contacter ainsi que les informations nous ayant déjà étés transmises :

b)La future mise en place du sentier botanique

Le sentier botanique jouera une place importante car il intégrera la parcelle de PPAM.
Des panneaux informatifs présentant chaque espèce de plantes aromatique devront être mis en place.

Il faudra d'abord commencer par demander une autorisation de passage aux différents propriétaires, puis débroussailler le sentier pour dégager les zones rendues difficiles d'accès 
par la végétation.

Nous avons réalisé une idée de maquette reprenant la charte du premier sentier :

 

Ces panneaux pourront également être imprimés sur des aimants à placer sur des panneaux en bois devant chaque parcelle.

Afin de ne pas limiter la présence des plantes aromatiques à la seule parcelle expérimentale il serait intéressant de planter des bosquets de PPAM le long du sentier.

Pour présenter la flore locale qui se trouve en bord de rivière nous avons eu l'idée d'étiqueter les arbres avec des planchettes de bois suspendues à des branches
 où le nom de l'espèce et son nom latin seront gravés. Cela éviterait que les panneaux soient emportés par les crues et donnerait un aspect ludique au sentier
notamment pour les enfants qui pourraient s'amuser à chercher les objets suspendus.

c) Le sentier ornithologique pour rassembler les villages des Hautes Corbières

Ce sentier présenterait l'avifaune du territoire. Il longe l'Agly, qui tire d'ailleurs son nom d'une espèce d'oiseau, l'aigle. En plus de cela, la possible construction d'une charbonnière
sur ce parcours permettrait d'intégrer cet élément au sentier pédagogique.

L'Agly rejoignant le village de Camps-sur-l'Agly, il serait intéressant d'établir une continuité entre les deux villages avec ce sentier en passant notamment par les gorges de Lafargue.

De plus, Camps-sur- l'agly possède une chambre d'hôte, ce qui constitue un atout touristique stratégique en servant d'étape aux randonneurs. En créant une cohésion entre les villages grâce à un même projet, un dynamisme touristique conséquent peut être généré.

Afin de développer ces sentiers il faudrait réaliser un flyer publicitaire à déposer dans les communes environnantes.

Afin de rendre ce sentier ornithologique plus ludique pour les enfants, nous avons eu une idée bien particulière de panneaux, incluant le jeu à la pédagogie. Il s'agirait d'une sorte de puzzle,
en effet les enfants devraient reconstituer l'image de l'oiseau qui leur est décrit sur le panneau sans le confondre avec l'image d'une autre espèce d'oiseau.

 

Le dispositif est schématisé ci-dessous :

Ce système permettrait aux enfants de retourner les pavés imprimés jusqu'à reconstituer la bonne image.
Ces sentiers ont pour but d'insuffler un nouvel élan économique et touristique à la commune de Cubières-sur-Cinoble en valorisant sa richesse historique et naturelle et ainsi augmenter son dynamisme.
De plus, cela pourrait bénéficier aux communes des alentours et ainsi tisser des liens durables entre elles au sein d'un même territoire.

 

5) Un « point info » pour le sentier : le document papier, une solution temporaire

L'objectif à l'issue de la création des trois sentiers est la mise en place d'un panneau informatif au niveau de la mairie qui présentera aux touristes un plan des sentiers avec les différentes étapes
(panneaux et autres éléments pédagogiques). Or, le projet étant toujours en cours de conception, de nouveaux panneaux et points d'arrêts vont apparaître régulièrement, et ceci parfois au milieu
des panneaux existants. Par conséquent, on ne peut pas mettre en place une numération définitive (qui se traduirait par exemple par un numéro sur chaque panneau).

La solution temporaire est de créer un petit document (flyer ou dépliant) disponible gratuitement à la mairie de Cubières-sur-Cinoble et qui donnerait les informations de base concernant le sentier. L'élément principal de ce flyer/dépliant sera le plan des sentiers.

Dans un premier temps, le plan représenté sera celui du sentier historique. Le document sera régulièrement mis à jour en fonction de l'avancement de la création des sentiers.

 

Conclusion

Durant cette année nous avons à la fois réalisé un travail de terrain et de recherche pour poursuivre le projet de plantes à parfum aromatiques et médicinales et commencer à mettre en place
les sentiers pédagogiques à Cubières-sur-Cinoble.

Nous sommes parvenus, après un travail d'entretien, à sélectionner les variétés de PPAM les mieux acclimatées au milieu, afin d'envisager par la suite une culture à plus grande échelle.
Il s'agit de l'hysope et la mélisse. Suite à des recherches, et notamment à travers la prise de contact avec des intermédiaires de la filière, nous sommes arrivés à la conclusion que la vente des plantes
sous forme séchée ou fraîche au niveau d'un stand de vente directe au sein du village serait la meilleure solution. En effet la vente directe est plus simple et plus rentable au vu de la faible surface cultivée.
De plus, la présence d'un grand nombre de touristes pendant la belle saison représente une clientèle potentielle importante. Le séchage est quant à lui à privilégier, car pour l'instant l'activité est débutante.
Les ventes peuvent donc être irrégulières, et cette forme de commercialisation permet la conservation du produit sur une longue période. Par la suite il sera nécessaire de poursuivre l'entretien de la parcelle
aromatique.Le carré de basilic devra être remplacé par un mélange mellifère disponible à la mairie. De plus, il serait intéressant de semer dès septembre octobre de la phacélie comme engrais vert afin d'aérer et enrichir le sol. Le stand de vente directe devra également être mis en place et des premières récoltes seront indispensables pour assurer les premières ventes. 
Le séchoir de l'IUT pourra être utilisé pour la transformation.

 

En ce qui concerne le projet de développement des sentiers pédagogiques, nous avons choisi de développer trois sentiers thématiques : un sentier historique, un sentier botanique (« aromatique »)
et un sentier ornithologique. Ces sentiers mettront en valeur l'histoire, la nature et les PPAM de Cubières et ses alentours. Nous avons réalisé le tracé du sentier historique qui est au cœur du village.
Ce sentier passera par dix points qui seront mis en avant par des panneaux informatifs. Cinq maquettes ont déjà été réalisées.

Pour assurer le développement touristique du village, les derniers panneaux du sentier historique devront être conçus et fabriqué par une entreprise compétente.

Le tracé des deux autres parcours est encore à finaliser. Un point central sera l'intégration de la parcelle de PPAM dans le sentier botanique.
Les panneaux pédagogiques de ces sentiers doivent être créés. Il serait aussi intéressant de concevoir rapidement un flyer qui sera mis à la disposition des touristes dans les villages environnants. 

 

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